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Exposition Edward Hopper au Grand Palais

(1) "Night hawks" (les oiseaux de la nuit)

(1) « Night hawks » (les oiseaux de la nuit)

(2) Ground Swell : Houle Profonde

(2) Ground Swell : Houle Profonde

(3) Four Lane Road (Route à quatre voies)

(3) Four Lane Road (Route à quatre voies)

784 269 entrées, faisant de cette expo la deuxième exposition la plus fréquentée après Monet en 2011 qui avait attiré 913.064 visiteurs et devant Picasso et les maîtres en 2009 avec 783.352.

Ouverte depuis le 10 octobre 2012 et prolongée de six jours en raison de son succès l’exposition s’est achevée par une ouverture non-stop le premier week-end  de février, ce qui a attiré 47.949 visiteurs dont 14.262 noctambules dont  ma nièce et moi, mais pas en même temps, ce qui nous a permis de comparer notre ressenti.

Si Hopper est si connu en France, alors que d’après ma nièce, ce n’est pas un peintre laissant sa marque, c’est que ses reproductions font souvent la couverture des livres de poche de la littérature étrangère.  Je me souviens avoir disserté sur les aquarelles de Hopper lors d’un stage d’aquarelles avec Patrick Jager en Chartreuse, il y  a une dizaine d’années et aussi avoir écrit un petit essai sur les « Oiseaux de la nuit » en 2003.  J’ai vu, grâce à cette expo le « vrai » Nighthawks (1) (les oiseaux de nuit) 1942 dans la dernière salle et sans grand monde, car je commence toujours une expo par la fin, ce qui me permet de voir les œuvres majeures en premier et les pas très bonnes en dernier. En remontant l’expo, j’ai admiré les aquarelles pleines de lumière et de spontanéité car peintes sur le motif et qui ont fait connaître Hopper aux Etats-Unis. Par la suite il abandonnera cette technique pour travailler en atelier et aller plus profond. Dommage ! Mon grand-père paternel, architecte de son métier, a laissé à ses héritiers une flopée d’aquarelles plutôt bonnes mais je dois reconnaître qu’il n’arrivait pas à la cheville de Hopper. J’avais lu avant de venir et pendant le voyage en TGV vers  Paris  « Edward Hopper, le dissident » de Claude-Henri Rocquet (Editions Ecriture 2012). L’auteur  donne une certaine description de tableaux que je n’avais jamais vus, en particulier celle du voilier avec les quatre jeune gens et la bouée ((2) « Ground Swell : Profonde Houle » 1939 ou 1940) et celle du vieux pompiste assis, prenant le frais et  de sa femme à travers la bow-window qui lui crie dessus ou lui demande de passer à table ( (3) » Four Lane road : route à quatre voies », 1956)  et je pense que sans ces explications, je ne les aurai pas spécialement remarqués et serai totalement passée à côté pour la (2). Je suis d’accord avec Claude-Henri Rocquet pour dire que Hopper peint une Amérique totalement mythique : l’Amérique blanche,  pas de Noirs, pas d’Indiens, pas d’enfants (ou si peu, une fois pour donner l’échelle). Cette Amérique est  peuplée de quelques personnages figés, immobiles, solitaires dans l’attente de quelque chose. Elle est inhumaine et bien contraire à celle décrite par Steinbeck, auteur dont j’ai dévoré les livres et qui vivait à la même époque. Mais peut-on comparer un écrivain et un peintre ?

Si j’aime ainsi la peinture de Hopper, c’est sans doute que j’ai fantasmé sur cette Amérique d’après les récits de mon père revenant d’un voyage d’études qu’il avait fait aux Etats-Unis en 1953. Il en avait rapporté, outre ses récits et un compte-rendu, pour lui  un costume léger bleu ciel et une scie électrique (c’était un grand bricoleur) et pour ma mère une cocotte-minute et des bas en nylon, mettant un peu dans l’embarras sa famille par la couleur de son costume, quoique nous le bénissions de ne pas l’avoir pris rose, mais nous mettant à la pointe du progrès grâce à la cocotte-minute.  Pour la petite histoire, il fut impossible par la suite de trouver des joints en France et les faire venir des Etats-Unis devint très vite très coûteux.

Et la vie continue…

Pour les 10 ans de l’association ARTMIXTE a eu lieu (10- 20 mars 2011) à l’ancien Musée de peinture, place de Verdun, en partenariat avec la ville de Grenoble, une exposition (peintures, sculptures, installations, gravures) intitulée

? Relations d’Incertitudes ?

C’est un défi un peu fou et pour le moins incertain  qu’on tenté de relever  les membres de cette association, en effet comment représenter  l’incertitude, chose nébuleuse, insaisissable et sans contours ?

C’est l’œuvre de Michelle MARGARY, une des 37 exposants, qui m’a le plus frappée. Intitulée « Espace chaotique quadriptique ( technique mixte sur toile) « Dualité entre matière et transparence, ombre et lumière, stabilité et chaos, reflet d’une verticale, relation d’incertitude.»

Quant à moi, j’y ai vu la vague du tsunami  du 11 mars 2011 qui a plongé le Japon dans le chaos et l’incertitude.

Au fait à propos du Japon, un article expliquant le pourquoi du choix du nucléaire comme énergie dans un pays si chaotique (typhons, séismes, tsunamis…) : « Japon, une société solidaire »

Quant à moi, j’expose au  Salon des Amis des Arts de Voiron (Isère) du mercredi 24 mars au samedi 3 avril, trois aquarelles  dont le thème est Paris. Voici celle qui sera dans le catalogue.

« Paris au printemps » (aquarelle, dimensions 22 x 45)

Invitation au salon ci-jointe.

Queyras, Honfleur, Paris

Novembre fut un mois fécond en petits voyages.

Quelques jours dans le Queyras autour du 20 novembre, au moment de l’été indien, (températures oscillant entre 6°C à 9 h et 18°C vers 14 h). Aquarelles de quelques villages montagnards : les Escoyères (vue de Bramousse) et Ceillac.

Trois jours en Normandie avec visite de Honfleur et du jardin des Personnalités (parmi les peintres : Claude Monet, Eugène Boudin, Johan-Barthold Jongkind, Léon Leclerc, Louis-Alexandre Dubourg …). Pour tout savoir sur les peintres de Honfleur un site

Visite éclair à Paris avec quand même deux expos,

Exposition très didactique. Je cite :

« Pour sa troisième saison, la Pinacothèque de Paris s’associe avec le Rijksmuseum d’Amsterdam pour présenter l’une des périodes les plus intéressantes de l’histoire de l’art : le XVIIe siècle hollandais.

L’exposition présente un ensemble exceptionnel de plus de cent trente pièces dont une soixantaine de tableaux, une trentaine d’œuvres graphiques (dessins et aquarelles), une dizaine de gravures ainsi qu’une dizaine d’objets pour illustrer de manière très représentative la période (tapisseries, faïences, miniatures en bois, argenterie et verrerie).

Une génération d’une richesse sans précédent dans l’histoire des arts vit le jour, que l’on retrouvera seulement à Paris à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Des peintres acquirent eux aussi une spécialité dans un domaine très précis: la nature morte ou la vanité avec Willem Claesz Heda et Pieter Claesz; le paysage avec Jan van Goyen, Jacob van Ruysdael ou encore Meindert Hobbema. Jan Steen ou Adriaen van Ostade illustrent la satire villageoise tandis que Gerard ter Borch et Pieter de Hooch s’adonnent à la comédie de mœurs et aux scènes de genre dont font partie les fêtes paysannes. Emanuel de Witte et Pieter Jansz Saenredam se spécialisèrent dans la peinture de monuments, Thomas de Keyser et Frans Hals devinrent les spécialistes du portrait et Paulus Potter celui des animaux.

Doivent être mises à part des individualités comme Vermeer ou Rembrandt qui finalement ne sont pas très représentatifs de cette époque. Ils en sont pourtant devenus les symboles. À la différence des autres artistes, ils s’intéressèrent à plusieurs genres et refusèrent toute spécialisation. Ils demeurèrent l’un et l’autre des modèles absolus, hors du temps et de toute époque, considérés depuis quatre siècles comme les peintres majeurs de l’histoire de l’art.

Cette exposition souhaite avant tout mettre en valeur le rôle singulier de Rembrandt: artiste le plus influent de cette époque. Rembrandt eut une notoriété qui lui conféra un statut très particulier et en fit le modèle de cette période par sa tolérance, sa modernité, son réalisme poétique et sa puissance émotionnelle traduite principalement par son usage de la lumière. Maître du clair-obscur, Rembrandt apporte à ses modèles, simples portraits ou scènes religieuses, une dimension, une densité, une beauté humaine inégalée qui font de lui le précurseur de la modernité, un analyste de l’âme et des consciences avec trois siècles d’avance sur ses contemporains.»

Je dirai pour ma part, que je suis tombée en admiration devant le tableau « Portrait de son fils Titus habillé en moine » (1660)  par Rembrandt, une merveille de simplicité, dans une palette de bruns jaunes, bruns noirs, bruns rouges enchanteresse.

Ce que j’ai trouvé le plus intéressant fut la comparaison de Renoir avec d’autres peintres comme Pablo Picasso, Henri Matisse, Pierre Bonnard, jeunes artistes qui professaient une admiration pour le maître et surtout ses dernières œuvres du début du XX ième siècle.