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Petites nouvelles de fin d’été

Quelques belles aquarelles en extérieur dont celle du chemin des peintres, concours de peinture à Embrun (Hautes-Alpes) le 31 août, aquarelle d’une ruelle qui reçut le premier prix d’aquarelle.

Le chemin des peintres (Embrun Hautes-Alpes 31 août 2017)
25 peintres étaient présents, malgré la pluie, pour la seconde édition de ce concours organisé par l’atelier « Formes et lumières ». L’aquarelle ne fut pas réalisée en totalité à l’extérieur car une pluie tenace me fit me réfugier à l’abri et au chaud dans l’atelier de l’organisateur. Ce ne fut pas un bien car j’ai beaucoup galéré pour finir l’aquarelle n’ayant plus mon sujet sous les yeux.

Ruelle à Embrun

Dimanche 27 août à La Chapelue, (hameau de la commune de Château-Ville-Vieille, Queyras), groupe linéaire de maisons habitées jusque dans les années 1950, en bordure du Guil. Une inondation ravagea les lieux emportant les prés en bordure du Guil, un nouveau pont (l’actuel) fut construit. le lieu perdit sans doute beaucoup de son charme. Il ne reste du moulin que le bâtiment.

La Chapelue

le long du Mélèzet

 

Le 13 septembre, le long des prés longeant le Mélèzet à Ceillac (Hautes-Alpes).

Exposition de l’atelier du Portail

L’exposition de l’atelier du Portail de Guillestre ferme ses portes le 15 août à 19 h (ouverture 10 h – 12 h, 16 h – 19 h) après un mois d’exposition.
J’exposais 3 aquarelles de ma série « Fort Queyras » dans la salle d’exposition  seule celle du bas dans l’image de droite est de moi) et 3 petites aquarelles sur le thème les environs de Guillestre dans l’atelier (déjà présentées dans l’article précédent) (et un grand nombre de cartes postales vendues 1 euro au profit de l’atelier).
Deux notes sur le livre d’or m’ont fait grand plaisir :  » de très belles aquarelles d’Annie Trégourès ». Cela m’a fait d’autant plus plaisir que je ne suis JAMAIS citée quand je demande aux visiteurs pendant mes gardes quel tableau ils emporteraient si on le leur donnait.

La rivière du sixième jour

La rivière du sixième jour

La rivière du sixième jour

 

Si j’ai donné ce titre à cette aquarelle, c’est que j’ai adoré le livre « la rivière du sixième jour »  et le torrent de la Byasse dans la vallée de Freissinères (Parc des Ecrins), où j’ai peint cette aquarelle,  ressemble, dans mon imaginaire, à la rivière du Montana,  décrite par Norman Mac Lean. Le  livre, devenu un classique, a été ensuite adapté au cinéma par Robert Redford sous le titre « Au milieu coule une rivière. ».

Le récit auto bibliographique se déroule dans les années 30,  dans le Montana, pays des Rocheuses et des grandes rivières à truites et de pêche à la mouche. Norman Maclean nous raconte une journée passée avec son  père (pasteur presbytérien)  et son frère Paul qui semblait prendre les poissons au lasso. Cette scène est d’ailleurs magistralement interprétée par Robert Redford, qui doit être un redoutable pêcheur à la mouche.

 

Les verts suite

Avec la même palette,   laque jaune, terre d’ombre, bleu de cobalt, vermillon et jaune de Naples, voici l’aquarelle réalisée ce matin dans les bois au-dessus de Château-Queyras.B Chateau-Queyras 3 Bois de Chateau-Queyras

Faire des verts en aquarelle avec une palette réduite

J’ai lu   et relu le livre de Jeanne Dobie « Faire chanter la couleur » (Bordas, 1992) puis je m’en suis affranchie. Difficile d’avoir tous les pigments préconisés quand on peint en itinérant et en plein-air.

Dans les trois cas que je présente, une forêt de feuillus par temps gris, des sapins au coucher de soleil et le torrent de Bramousse, j’ai utilisé ce que j’avais dans ma palette, c’est  à dire pas grand chose : un jaune de laque, un bleu de cobalt et un outremer  et un terre de sienne ou d’ombre et un peu de vermillon.

  • Bois de feuillus au-dessus de Villard-Pancrasse (Hautes-Alpes)

 

Bois

Bois

 

Bois

Bois

Bois

Bois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Forêt de sapins à Risoul (Hautes-Alpes) au coucher de soleil

Bois au coucher de soleil

Bois au coucher de soleil

 

Bois au coucher de soleil

Bois au coucher de soleil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Torrent de Bramousse (Hautes-Alpes).

 

Torrent de BramousseBramousse 2Torrent de Bramousse

 

Une obsession …

Depuis la route qui mène à Gros, hameau d’Eygliers (05600) on voit parfaitement le Guil et les falaises qui le surplombent aussi bien côté Guillestre que du côté de la place forte  de Mont- Dauphin, (place forte construite par Vauban à partir de 1693).

J’ai pendant trois jours essayé de rendre le paysage que j’avais sous les yeux. En fait, plus de trois jours, car j’avais fait des dessins préparatoires les jours pluvieux. En fait, une véritable obsession.

Voici les différentes versions  de ces falaises. La difficulté venait de ce que l’une des falaises était à l’ombre alors que l’autre très ensoleillée, avec des prairies vertes en arrière plan . Je pense que la version la plus réussie est la dernière. Les versions ne sont pas identiques, car chaque fois je ne me positionnais pas au même endroit.

Le Guil version du 2 mai

Le Guil version du 2 mai

Le Guil 3 mai 2015

Le Guil version du 3 mai

Le Guil 30 avril 2015

Le Guil version du 30 avril

 

Expositions estivales

 le pont vieux

J’expose cet été dans les Hautes-Alpes :

– au casino de Briançon, deux aquarelles,

– et à l’atelier du Portail à Guillestre (05600) quatre aquarelles

Invitation au vernissage

 

Les verts

 

 

J’habite provisoirement une région de moyenne montagne où le vert en tant que couleur domine. Ce ne serait pas le cas si un astucieux réseau d’irrigation n’avait pas été mis en place au Moyen-âge. Ce réseau de canaux a été  remplacé depuis une quinzaine d’années par un réseau de tuyaux et de pompes ce qui permet d’arroser par aspersion plus efficacement qu’en inondant le champ ou la prairie. L’eau commence à manquer car il n’a guère plu ni neigé cette année mais dans les forêts, l’herbe sous  les mélèzes est encore verte. Tous ces verts sont difficiles à peindre même s’ils s’échelonnent du jaune paille au noir profond en passant par des verts jaunes, des verts bleus, des marrons et des violets. C’est plus facile en octobre novembre, quand les mélèzes se parent de couleurs  flamboyantes, dans des tons orange, jaune, rouille, violet, brun… J’ai pour m’aider à peindre les tons de vert le livre de Jeanne DOBIE « faire chanter la couleur, aquarelle, huile, acrylique » (Editions Bordas 1992) et toutes les explications sur les verts (pp. 24 à 29), mais qu’il m’est difficile de mettre en œuvre n’ayant pratiquement aucun des pigments préconisés.

Voici quelques aquarelles peintes sur le motif en juillet et en août à Bramousse, Montbardon, Risoul,  petites communes ou hameaux des Hautes-Alpes, représentant la route qui mène au gîte de Bramousse, les prés après les foins à Montbardon et les nouvelles bottes de foin à Risoul, les bois, chemins de bramousse et Risoul, la vallée de la Durance au niveau de Montdauphin…

36 ième SketchCrawl

Pendant qu’une partie de la bande habituelle se retrouvait à Vaujanie, je faisais toute seule mon SketchCrawl dans les Hautes-Alpes  et sur deux jours : d’abord des moutons le vendredi aux Chalmettes  dans la vallée du Cristillan (Ceillac) puis le samedi 14 juillet à Montbardon où les prairies fraîchement fauchées faisaient apparaître des  bandes de différentes couleurs, où l’arrosoir du cimetière était pendu à la porte  et où les églantines ou roses des Alpes égayaient ce même cimetière.

     

De la difficulté de traiter un sujet dont l’arrière plan est plus lumineux que le premier plan et autres choses….

 

Aquarelle : Bramousse, le Pontet

Aquarelle : Bramousse Les garcins

Pendant les trois semaines passées dans les villages hauts alpins à peindre sur le motif, une des difficultés à laquelle je me suis heurtée a été de rendre en aquarelle le fait que l’arrière plan  était souvent plus lumineux et souvent dans des tons plus chauds que le premier plan. La théorie atmosphérique bien connue dit que tout ce qui est lointain est grisé ou bleuté, mais mes yeux me disaient que vraiment les montagnes du fond étaient dans des couleurs roses orangées, alors que le premier plan était dans l’ombre.

Bien entendu, en peinture, l’on fait ce que l’on veut et si l’on trouve les montagnes du fond trop difficiles à faire, on ne les fait pas, ou bien l’on inverse les couleurs et on fait un premier plan ensoleillé et les montagnes dans l’ombre (cf. Villardgodin).

Aquarelle : la grange

Aquarelle : Villardgodin

 

Le fait que je n’arrivais pas à rendre ce que je voyais m’a quand même turlupiné et ce n’est qu’à la fin de mon séjour que j’ai réussi (la grange).

En dehors de ces difficultés, j’ai pris un réel plaisir à peindre tous ces petits villages hauts alpins (Bramousse, Montbardon et Ceillac) , soit en vue plongeante, soit  par en dessous. En fin de séjour, je manquais cruellement de papier et j’ai souvent fait des recto verso (ce qui  n’est pas recommandé ) ou bien peint sur de tout petits morceaux de papier.

Aquarelle : Ceillac

Aquarelle : Montbardon, maisons

 

 

 

 

 

 

J’avais emporté avec moi pendant ce séjour haut alpin  un livre de Claire et Reno Marca

« 3 ans de voyage, 25 pays par voie terrestre en histoires et en images », Edition Hermé, Paris, 2005,

livre décrivant le voyage d’un jeune couple en Afrique, Moyen-Orient, Asie-Centrale, Asie, Pacifique, Europe pendant 3 ans par tous les moyens du bord, excepté l’avion (sauf une ou deux fois, à leur corps défendant, pour des raisons de sécurité). Texte de Claire Marca, illustrations (aquarelles et dessins de Reno). Ouvrage ayant obtenu la mention spéciale à la Biennale du Carnet de Voyage de Clermont-Ferrand 2005 et également récompensé par le prix des Cinq Continents 2006 (catégorie beaux livres), prix décerné aux ouvrages ayant valorisé le voyage à l’étranger et favorisé la communication interculturelle. Vraiment  un bien beau livre.

 

Pour les Grenoblois, ne pas oublier d’aller voir l’exposition « Chagall et l’avant-garde russe » au musée de Grenoble jusqu’au 13 juin, exposition qui a eu l’honneur de l’émission  « un soir au musée » le  14 avril 2011 sur France 5.