Le portrait

Etienne Souriau dans son Vocabulaire d’esthétique (Paris, P.U.F., 1990, pp.1161-1162), propose une définition très complète du portrait. Voici celle appliquée aux arts plastiques :

« Dans les arts plastiques, on n’emploie pas le terme de portrait pour la sculpture, et pourtant la chose y existe, mais on dit tête, buste ou statue ; portrait se dit pour une œuvre en deux dimensions, peinture ou dessin. Le portrait est donc déjà une interprétation et transcription, donc choix, pour rendre l’apparence extérieure d’une personne, quel que soit le degré de réalisme. Bien qu’uniquement visuel, le portrait peut rendre très sensible la personnalité intérieure du modèle, par de nombreux indices tels que la pose, l’expression de la physionomie, etc. »

Voici les portraits spontanés et informels (ce que permet l’aquarelle) de deux amies. Je suis assez contente du résultat, (même si M. ne se reconnaît pas !! ), car j’ai l’impression d’avoir rendu leur personnalité.

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En janvier 2007, j’avais fait un exposé à l’APAM, suivi d’exercices pratiques avec un modèle sur le sujet suivant « peindre l’ombre et la lumière à l’aquarelle, application au portrait » et avait analysé la façon de peindre les portraits d’un certain nombre d’aquarellistes dont Michel Bernard, Patrick Jager, Skip Lawrence, Wen Ming Xin, Jean-Louis Morelle, Frank Nofer, Charles Reid, Gottfried Riekert, Mel Stabin, Frank Webb. Bien entendu, j’en avais oublié beaucoup dont Maryse de May et bien d’autres qui sont révélés peu à peu par le magazine français«  Aquarelle ». Certains ont écrit des ouvrages de référence dont on peut voir les titres à la page bibliographie de ce site.

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