Archive for janvier 2010

Une journée avec…

Je viens de passer, dans le cadre de notre association et  avec 12 autres aquarellistes, une journée avec Marie-Paule Roc, aquarelliste régionale bien connue des Grenoblois de par ses aquarelles, ses livres (Promenades en Dauphiné, Aquarelles sur le tour du Mont Blanc, Mes vieux villages des Alpes en aquarelles…), ses vidéos et son enseignement. J’étais d’autant plus intéressée par cette journée que je peins régulièrement en montagne. J’ai ainsi appris que les rochers devaient être peints de couleur lumineuse aussi bien au soleil qu’à l’ombre et que l’ombre devait être placée d’un seul coup et à la fin à la fois sur les rochers et sur la neige (aquarelle du Mont Blanc). Quatre sujets furent abordés, le Mont Blanc, la chapelle sur fond de montagne dans la vallée de la Clarée, les arbres se reflétant dans l’eau et les chalets dans la clairière. Pour une raison inconnue, les modèles apparaissent ici en un ordre contraire à celui abordé pendant la journée de stage.

En voici les résultats collectifs

ainsi que  mes résultats

Peindre en montagne en hiver

Ce n’est pas si simple que ça de peindre sur le motif l’hiver en montagne quand on fait de l’aquarelle et que l’eau tend à geler sur le pinceau, le papier ou la palette. En outre, on est mal installé : je suis généralement debout, mon sac à dos posé entre mes skis, la palette en équilibre instable sur le sac, le pot d’eau par terre  et mon carnet d’aquarelles (dimensions 21 x 29,7) et mes pinceaux à la main. Cela demande une certaine souplesse, de la concentration car souvent la palette tombe par terre et si la pente est un peu raide, elle descend, en tournoyant jusqu’au bas de la pente. C’est mieux qu’une luge au point de vue glisse !!. Il  y a quand même un certain intérêt à peindre dans ces conditions car il faut peindre vite : l’eau chargée de pigment gèle instantanément sur le papier sous forme de plaques, les pigments sur le pinceau forment des agglomérats de cristaux colorés qui refusent de s’étendre. A ces difficulté s’ajoute quand il fait beau l’éblouissement du au soleil sur la neige. On ne peut pas peindre sans avoir la vision obscurcie par le port de lunettes de soleil sombres mais efficaces. De ce fait, on ne sait pas très bien ce que l’on peint.  Cela ne fait rien, le résultat est là et je me demande s’il ne vaut pas mieux peindre avec sa mémoire plutôt qu’avec ses yeux.

« Gaston Chaissac – Poète rustique et peintre moderne » – Musée de Grenoble

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Exposition très intéressante, à voir, (revoir) absolument (exposition jusqu’au 31 janvier 2010 au Musée de Grenoble) : plus de 180 œuvres de Chaissac, peintre autodidacte, allant des premiers dessins et gouaches assez enfantins jusqu’aux totems de la maturité, mêlant ses écrits, ses peintures, ses œuvres sur papier kraft, tôles froissées, vieux journaux, vieux paniers, débris de vaisselle, vieilles planches, bout de bois (tout ce qui était récupérable) et ses collages de papier peint.