Archive for the ‘architecture’ Category.

Stage avec un Maître Aquarelliste

Il y a un peu moins d’un an, j’ai programmé un stage avec le Maître aquarelliste Cao Bei-An dans le cadre de l’association « Céramique et Couleurs«   à Labastide de Virac (07). En raison des grèves SNCF et de l’éruption du volcan islandais, le stage a été décalé en fin de semaine 16. J’ai profité , grâce à l’offre de Mady Maertens, du décalage du stage, pour peindre dans son atelier une aquarelle de Venise. J’ai pu ainsi comparer deux aquarelles effectuées par moi-même à 4 jours d’intervalle , la première avant le stage,  à partir d’une photo prise par Mady et l’autre en fin de stage à partir d’une aquarelle de Bei-An et d’une démonstration faite par ce dernier. Bien entendu, la dernière est bien meilleure (composition, sujet, traitement) et pourtant mes débuts de stage furent difficiles…  Il m’a bien fallu deux demi-journées pour contrôler le maniement des brosses, le degré d’humidité , le papier… Bei-An fait des démonstrations,  c’est à dire qu’il réalise une aquarelle entière devant ses élèves (nous étions 16 !!) en moins d’une heure (en expliquant beaucoup)  soit en atelier (copie d’une de ses propres aquarelles), soit sur le motif. Ensuite, il laisse ses élèves se dépatouiller en passant les voir de temps en temps et en donnant quelques conseils.  J’étais plutôt paniquée lors de la première séance sur le motif, n’avais plus aucun repère et me sentais dans la peau d’un candidat devant rendre une épreuve à un examen et ne pouvant rendre qu’une feuille blanche. J’ai pu me ressaisir, ai trouvé un bout de coin à peindre  plus restreint que lors de la démonstration et ai sorti une aquarelle passable, Bei-An ayant ajouté une grande giclée d’eau lors de son dernier passage, trouvant le premier plan trop fort.

D'après aquarelle de Cao Bei-An

Aquarelle 1 (dimensions 45 x 35)                                                                                        Aquarelle 2 (dimensions 55 x 37)

Marchés

J’admire beaucoup Yves Pothier,  qui depuis plus de 4 mois, peint les rues et ruelles, montées, passages, monuments, fontaines, ponts… de Lyon. Je n’ai pas cette capacité et ce n’est que quand je suis dans mes chères montagnes du Queyras  que je suis capable de ce genre d’exploit. Actuellement où je ne peins qu’en atelier, j’ai réalisé deux aquarelles (dimensions 24 x 32) d’un marché à partir d’une photo de Jean-Paul , l’une avant mon stage avec Marc Folly, l’autre après. Je trouve la dernière  aquarelle (celle de droite) plutôt pagailleuse, (je ne dois pas avoir encore tout intégré de ces deux journées de stage), mais assez intéressante par ces clairs-obscurs très représentatifs de l’ombre d’un parasol en début d’hiver.

Peindre d’après photos versus peindre sur le motif

Il m’est toujours difficile de peindre d’après photos,  pourtant voici deux aquarelles faites très rapidement : la première représente les gondoles de Venise (21 x 30), la seconde un port méditerranéen (32 x 41). Peut-être le fait d’aller vite crée une spontanéité que je n’aurais pas naturellement.

Je préfère quand même de loin peindre dehors et ces aquarelles faites  fin novembre 2009 dans le Guillestrois, sans doute moins spontanées, car il faut observer longtemps avant de peindre, font plus ressortir mes émotions.

Lumières sur la ville

Pizzeria et restaurants bordent le quai Xavier Jouvin sur la rive droite de l’Isère. Le quai  fait partie du quartier Saint Laurent, un des  plus anciens de la ville de Grenoble. Le soir, les lumières des restaurants éclairent les immeubles et se reflètent dans la rivière.

Aquarelles format carte postale (10 x 17)

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Vieilles fermes (suite)

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Il a neigé dans la nuit du 17 au 18 octobre sur le Queyras, si bien que l’on ne peut se balader qu’à basse altitude. La série d’aquarelles « vieilles fermes » peut de ce fait continuer.

Le hameau du  Thiouré (commune de Ceillac, vallée du Cristillan) a été partiellement détruit en 1978 par une avalanche. Il ne reste plus que cette ferme et un chalet qui a été reconstruit.

Je pense que les puristes diront qu’il y a un certain nombre de fautes de perspectives dans cette aquarelle, mais les bâtiments de ces vieilles fermes sont tellement tordus que cela n’a que peu d’importance.

Les toits

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Aucune ferme dans le Queyras ou le Guillestrois n’a plus de 200 ans car il suffisait qu’une flammèche s’échappe de la cheminée pour que le foin de la grange prenne feu, puis la grange elle-même puis le toit en mélèze et toute la ferme et la maison d’à côté. Ces incendies ravageurs se propageaient d’une maison à l’autre, anéantissant parfois le village tout entier. Le toit en tôle fut donc un progrès dans la lutte contre les incendies, au même titre que la construction en quartiers avec des espaces coupe-feu entre les quartiers. Le bac acier remplace peu à peu les tôles ondulées des toits de Montbardon ce qui est un progrès mais ces toits rouillés sont plein de charme pour le peintre.

Vieilles fermes

Les vieilles fermes de Bramousse sont particulièrement belles. Elles sont moins connues que celles de Saint-Véran mais tout aussi belles. La grange surmonte l’étable et l’habitation. Elle devait stocker plus de 20 tonnes de foin et céréales afin de nourrir pendant l’hiver huit bovins, un mulet et une quarantaine de moutons, d’où son grand volume. La grange est construite par empilage de troncs de mélèzes (fuste) peu ou pas équarris qui permettent une ventilation naturelle.

Je me promène souvent à Bramousse (1409 m d’altitude). Ce petit village formé de 4 quartiers possédant chacun  son four , « les Chargnards », « les Garcins », «  le Serre » et « le Poncet », fait partie de la commune de Guillestre. Il fut habité jusqu’au milieu des années 50 et l’école y fonctionna avec 5 ou 6 élèves. Puis les familles immigrèrent la plupart vers Lyon. Les descendants reviennent chaque été et entretiennent la maison familiale. Leurs grands parents n’ont pas vendu les alpages, ce dont tout le monde se félicite, sinon Ceillac aurait étendu son domaine skiable sur les pentes nord en dessous du col de Bramousse (2251 m).

Chaque année du 15 juin au 15 octobre un berger garde 180 génisses qui passent ainsi 4 mois en alpage, soit à Bramousse même (début et fin) soit au-dessus aux chalets de Bramousse (1841 m), le berger a ainsi deux résidences, une au village, l’autre plus haut dans les alpages.

Bramousse n’est plus habité en permanence, cependant quelques familles y résident de Pâques aux premières neiges, le gîte accueille les randonneurs qui font le tour du Queyras.

Le parc régional du Queyras a fait enterrer lignes électriques et téléphoniques et poser des réverbères qui semblent incongrus dans ce village de montagne.

Marché aux peintres et lâcher de peintres de Prapoutel

Chaque année au 15 août l’office de tourisme (OT) de Prapoutel organise un marché aux peintres et un lâcher de peintres. Les années se suivent et ne se ressemblent pas tant au point de vue météo que du nombre de peintres. Côté météo, l’an dernier, pluie, brouillard et froid, cette année, soleil et chaleur caniculaire ; côté marché aux peintres, 5 peintres,en 2008, cette année 22  ; côté lâcher de peintres 3 en 2008, 12 en 2009.

Si l’an dernier mon étalage d’aquarelles avait été relégué dans la galerie marchande en raison du mauvais temps, cette année, il était bien situé mais en plein soleil. Si je dois continuer à faire ce genre de marché, il me faudra  un  parasol.

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Concernant le lâcher de peintres, liberté totale sur le sujet à peindre, ce qui à mon sens est bien dommage : 10 parmi les 12 recensés ont peint d’après une photo et 2 (Yves et moi-même) sur le motif. Je pense que de ce côté-là, l’OT devrait faire un effort et imposer un sujet  (comme à Uriage, Bresson, Mayres-Savel, Saint Jean de Caux…) afin de devenir un OT avec un vrai lâcher de peintres et non seulement  une animation touristique. En fin de journée un jury populaire désigna l’ordre de préférence. Chaque participant partit avec un prix allant de la bouteille de champagne au T-shirt en passant par un chevalet, une petite toile… Je fus quand à moi classée sixième, mon aquarelle, « les randonneurs » ayant plu au moins à la moitié des 30 membres du jury populaire !!

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Les touristes plus nombreux (ce qui n’était pas difficile) que l’an dernier ont apprécié mes aquarelles mais beaucoup m’ont demandé des vues de Prapoutel afin d’emporter un souvenir. Cette demande plaide en faveur d’un vrai lâcher de peintres avec comme sujet Prapoutel. Les paysages sont magnifiques, avec des vues  sur la chaîne de Belledonne ou la vallée du Grésivaudan avec comme fond la Chartreuse. J’ai fait l’après-midi une petite aquarelle du Ferrouillet  en montant un peu au-dessus des immeubles, de la piscine et du tir à l’arc.

Un grand merci à Irène pour cette journée.

Ci-après la peinture de Yves :

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Il m’est venu à l’idée…

Il m’est venu à l’idée de me balader dans le vieux Grenoble et de redécouvrir des lieux historiques un peu déserts (quelques touristes quand même) en ce moment. Vieux ! Enfin, pas si vieux que cela car tout est rénové ou en passe de l’être et ce qui était presque insalubre il y a une vingtaine d’années est en train de devenir le lieu de résidence des bobos grenoblois. En ce début d’août, il est facile de se poser sur une petite place ombragée et de faire loin des yeux curieux une petite aquarelle tout en dégustant un café. Je suis maintenant équipée d’une petite boîte d’aquarelle, d’un pinceau synthétique à réserve d’eau, d’un petit récipient, d’un stylo à bille, d’un papier aquarelle  anglais(30,5 x 22,9) et de feuilles de papier de format A4, le tout voisinant avec les pêches du marché dans mon cabas.

Voici le résultat de 3 petites matinées.

Deux de ces quatre aquarelles ne sont que des esquisses faites sur papier 60 g/m2 et à la va-vite, ce qui fait que les verticales sont tout sauf verticales!

Deux lâchers de peintres

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L'association des peintres amateurs meylanais organisait samedi dernier (11/10/2008) un lâcher de peintres accompagné : Yves encadrait les peintres à l'huile, moi-même les aquarellistes. Le lieu choisi, Corenc village, se prêtait aussi bien à des vues sur l'agglomération grenobloise avec en premier plan l'église de Corenc, que sur la Chartreuse et le Saint Eynard. Un temps radieux et chaud avec un léger voile en bas sur l'agglomération, des couleurs automnales donnèrent  à cette journée beaucoup de plaisir aux 12 peintres matinaux et à la demi-douzaine venue rejoindre le groupe en début d'après-midi. Cerise sur le gâteau, la correspondante locale du Dauphiné Libéré nous interviewa et prit des photos. Un article est paru, paraît-il, dans le DL de dimanche.

 

 Pour ma part, je choisis de peindre l'église de Corenc et l'agglomération noyée dans la brume. Après discussion avec Michel j'ai rajouté des teintes de vert afin de "vivifier" cette aquarelle qui ne reflétait pas l'atmosphère de ce début d'après-midi (Eglise de Corenc le 11 octobre 2008 aquarelle papier Fontenay 48 x 38). En regardant de plus près cette aquarelle, je trouve qu'il faudrait que je  reprenne le clocher qui n'est pas vertical.

 Dimanche 12 octobre, un lâcher de peintres était prévu au Fontanil-Cornillon. A notre arrivée vers 8h 30, nous avons appris que la manifestation était annulée. Comme nous étions sur place, Carmen, Michèle, Yves et moi-même avons décidé de peindre pour nous. En voici le résultat. (Rue du Fontanil dimanche 12 octobre 2008, aquarelle papier Bamboo dimensions 40 x 30)

Merci à Françoise et à Luis (peintre exposant) pour leur accueil chaleureux dans la galerie de Fançoise au Fontanil.