Archive for the ‘paysages’ Category.

Petites nouvelles d’été

L’année 2010 a été extrêmement  pluvieuse dans nos montagnes si bien que les torrents et rivières coulent abondamment. Voici deux aquarelles du Cristillan (dimensions 30 x 40) en amont et en aval du point où je me situais, sur la route du Bois Noir (commune de Ceillac, Hautes –Alpes).

Je prépare avec deux amies une exposition à la Galerie de Chartreuse du Sappey en Charteuse (12 au 24 août), là où entre autres CAO Bei-An, Viktoria et Slava PRISCHEDKO ont exposé en juillet 2010. Certains diront que je ne manque pas d’audace ! Heureusement un peintre indien s’intercale entre eux et nous.

Je lis actuellement « Painting People in watercolor, a design approach » d’Alex Powers, livre que j’ai acheté d’occasion aux Etats-Unis il y a quelques mois. Alex Powers se définit comme un peintre de valeurs (comme d’ailleurs Marc Folly). C’est éblouissant ce qu’il fait  et je suis encore loin du compte au niveau portrait même si « le dernier » a recueilli deux commentaires flatteurs. Ce que j’ai retenu entre autres choses et que je peux appliquer à mes paysages est qu’il faut pouvoir s’affranchir de la couleur locale, ce à quoi je n’arrive pas encore. Il faut dire que cette année, on baigne dans les verts. Certains peintres, dit Alex Powers, pour s’affranchir de cette difficulté, quittent en été la campagne verdoyante pour se diriger vers la côte où ces couleurs sont tout sauf dominantes. Il faudrait que je fasse pareil, mais j’aime trop la montagne et je déteste la foule.

Le vélodrome d’Eybens

Eybens possède un vélodrome.  C’est, en fait, un vélodrome commun Grenoble – Eybens.
Je l’ai découvert le 19 juin 2010, quand j’étais en chasse d’un sujet pour le  lâcher de peintres dont le thème était « regards sur Eybens ». Bien entendu, le vélodrome  était fermé et je n’ai vu que les tours d’éclairage et le talus. L’aquarelle que j’en ai réalisée par ce temps froid et venteux (mon chevalet bousculé par le vent est tombé)  m’a valu le premier prix d’aquarelle.

Le vélodrome (aquarelle, dimensions 30 x 40)

Œuvres sur papier

Ce matin, un rayon de soleil tombant sur la partie du Vercors (le plateau de la Molière)  que je vois de la fenêtre du bureau m’a inspiré. Voici l’œuvre sur papier que j’en ai tirée.

Plateau de la Molière (dimensions 24 x 32)

Aquarelle (Plateau de la Molière 24 x 32)

J’ai acheté il y a quelque temps le livre d’Alex Powers (Painting People in Watercolor, A Design Approach. 1989 Watson-Guptill Publications). Ce livre, introuvable en français sauf dans les bibliothèques ou à des prix effarants est facile à trouver aux États-Unis à des prix normaux. Je ne l’ai pas encore lu, ce qui est bien dommage, ayant passé quelque temps la semaine dernière à crayonner les portraits de mes petits-enfants, quand il dormait (le dernier) ou quand ils étaient assez absorbés pour ne pas trop bouger.

Simon + JM et L

Rémy

Louis

Louis

Dernier jour, dernière heure ou presque…

Le printemps des aquarellistes 2010 de Morestel a fermé ses portes hier à 18 h 30. Ouf ! J’y  suis allée à temps et ai pu voir de très belles aquarelles de 7 aquarellistes Michel Montigné (invité d’honneur), Alain Bidault, Didier Brot, Robert Chalayer, Marie-Jeanne Fabry, Josette Marrel et Pascal Pihen. Jacques Rollet (pastel) et Nathalie Petit (sculpteur) étaient aussi représentés à  Picture Halles. La Tour médiévale accueillait  les aquarellistes chinois Wen ming Xin et Cao Bei An. J’ai rencontré aussi Cao Bei-An qui m’a présenté comme une de ses élèves et Alain Bidault, qui s’occupe du 22° salon de peinture au Sappey en Chartreuse (3 au 25 juillet 2010, salle de la Jacobine, galerie de Chartreuse).

Deux expos à Paris : « Turner et ses peintres », « Lucian Freud ».

Vraiment, l’exposition « Turner et ses peintres » au Grand Palais  vaut le coup : plus que quelques jours. il faut rester longtemps dans la dernière salle et même commencer par elle (moins de visiteurs). Turner au summum  de son art. Peut-être à cause de son expérience ou bien à la fin de sa vie, du fait qu’il voyait moins bien, ses dernières peintures, noyées de lumière, sont à la limite de l’abstrait


Lucian Freud au Centre Pompidou : peintre contemporain spécialiste du portrait et du nu (la chair).  Voici sa réflexion sur l’autoportrait.

«  La façon dont on se présente impose que l’on s’efforce de se peindre soi-même comme si l’on était une autre personne. Dans le cas de l’autoportrait la « ressemblance » devient quelque chose de différent. Je dois faire ce que je ressens sans être expressionniste. » LF

Beaucoup  moins de visiteurs que pour Turner, donc  on a tout  loisir de regarder. En outre, j’adore  le Centre Pompidou : j’aime beaucoup en vrac : l’architecture, l’escalier roulant, la vue sur Paris, le foisonnement d’expos, la place extérieure et ses manches à air, les passants et badauds, le quartier, la vie … Il y avait longtemps que je n’y étais  pas allée.

Une aquarelle (Paris vue de Beaubours 36 x 51) à partir de deux croquis et d’une photo.

Paris vu de Beaubourg

Stage avec un Maître Aquarelliste

Il y a un peu moins d’un an, j’ai programmé un stage avec le Maître aquarelliste Cao Bei-An dans le cadre de l’association « Céramique et Couleurs«   à Labastide de Virac (07). En raison des grèves SNCF et de l’éruption du volcan islandais, le stage a été décalé en fin de semaine 16. J’ai profité , grâce à l’offre de Mady Maertens, du décalage du stage, pour peindre dans son atelier une aquarelle de Venise. J’ai pu ainsi comparer deux aquarelles effectuées par moi-même à 4 jours d’intervalle , la première avant le stage,  à partir d’une photo prise par Mady et l’autre en fin de stage à partir d’une aquarelle de Bei-An et d’une démonstration faite par ce dernier. Bien entendu, la dernière est bien meilleure (composition, sujet, traitement) et pourtant mes débuts de stage furent difficiles…  Il m’a bien fallu deux demi-journées pour contrôler le maniement des brosses, le degré d’humidité , le papier… Bei-An fait des démonstrations,  c’est à dire qu’il réalise une aquarelle entière devant ses élèves (nous étions 16 !!) en moins d’une heure (en expliquant beaucoup)  soit en atelier (copie d’une de ses propres aquarelles), soit sur le motif. Ensuite, il laisse ses élèves se dépatouiller en passant les voir de temps en temps et en donnant quelques conseils.  J’étais plutôt paniquée lors de la première séance sur le motif, n’avais plus aucun repère et me sentais dans la peau d’un candidat devant rendre une épreuve à un examen et ne pouvant rendre qu’une feuille blanche. J’ai pu me ressaisir, ai trouvé un bout de coin à peindre  plus restreint que lors de la démonstration et ai sorti une aquarelle passable, Bei-An ayant ajouté une grande giclée d’eau lors de son dernier passage, trouvant le premier plan trop fort.

D'après aquarelle de Cao Bei-An

Aquarelle 1 (dimensions 45 x 35)                                                                                        Aquarelle 2 (dimensions 55 x 37)

Le sujet commun et « Sad Face /Happy Face »

Rien à voir entre le sujet commun et Sad Face/Happy Face ?  Et bien si, la danse.

La MC2 de Grenoble proposait samedi 20 mars  l’intégrale de la trilogie Sad Face / Happy Face du Flamand Jan Lauwers comprenant La Chambre d’Isabella, Le Bazard du Homard, et La Maison des Cerfs. Je n’aurais pas cru tenir les 7 heures du spectacle (15 h – 22h), même entrecoupées de 2 entr’actes de 30 minutes mais j’ai tenu et le public a ovationné la trilogie, mélange de danse, de théâtre et de musique, Jan Lauwers et sa troupe. Je pensais pouvoir faire des croquis pendant le spectacle mais la salle était comble, donc pas de place pour griffonner  donc pas de croquis, à part celui de mes voisins lors du deuxième entracte .

Une fois par trimestre, notre association propose un sujet commun. Ce trimestre-ci, le thème en était soit la danse, soit la création d’une œuvre à partir d’une photo de barques. Les peintres ont ovationné le thème de la danse puisque les ¾ des peintres l’ont choisi.  Comme je ne savais pas choisir, j’avais fait, comme beaucoup, les deux sujets, les barques  et la danse.  En voici mes interprétations. Aquarelle « les barques » (40 x 30)

Aquarelle « la danse » (50 x 40)

Atmosphère, mimétisme et liberté

Il est plus facile de peindre à la manière de X, Y ou Z …  plutôt que  d’essayer de trouver sa propre écriture et pourtant notre propre écriture est souvent beaucoup plus créatrice.

Un exemple ci-après : j’ai fait samedi dernier une stage d’une journée d’aquarelle  avec une aquarelliste bien connue dans la région de Grenoble. Le sujet en était de trouver ses propres couleurs pour créer une atmosphère en travaillant à partir d’une photocopie en noir et blanc. Je me savais pas aussi influençable, six heures ont suffi pour que je fasse du DT. espérons que je retrouverai ma propre écriture tout en  gardant quelques acquis de cette journée.

Aquarelles (30 x 40 et 40 x 50).

Journal de bord en aquarelle ou le récit de 7 jours en montagne


Passage délicat du col du Lautaret. Aquarelle (24 x32)

Passage délicat du col du Lautaret le samedi 27 février en raison des congères formées par le vent et par le flux des vacanciers. Le col fut ensuite fermé. Croquis rapide pendant l’attente, aquarelle effectuée ensuite en atelier.


Contraste roches neige (Aquarelle 32 x 24)

Montée à la chapelle Clausis au- dessus de Saint Véran le premier mars. A noter, il fait beau. Ce qui m’intéressait était le contraste dureté des rochers, douceur de la neige. Croquis fait sur place, j’avais oublié ma boîte de peinture, aquarelle effectuée en atelier.

Majesté de la montagne : aquarelle (24 x 32)

Montée au Villard au-dessus de Ceillac le 2 mars. Ce que je voulais faire passer comme message était l’écrasement du village   et  la majesté de la montagne. Il faisait beau et très froid, l’eau gelait sur le pinceau : croquis au crayon repris plus tard en atelier.


Jeu d’ombres et de lumière. Aquarelle (24 x 32)

Montée au Villard le 5 mars, temps ensoleillé presque chaud, aquarelle sur place, le jeu d’ombres et de lumière m’ayant attiré.


Ombres et lumière sur Ceillac (Aquarelle 24 x 32)

Ceillac le 6 mars. Peint bien au chaud dans la voiture, température glaciale malgré le soleil. Aquarelle lavée puis reprise ensuite.


Coucher de soleil sur le village (Aquarelle 24 x 32)

Risoul au coucher du soleil le 6 mars. Vue de ma chambre. Aquarelle reprise au pastel.

Ceillac le 7 mars, le temps se gâte et pourtant le lendemain il faisait très beau.

Deux aquarelles peintes de la voiture : temps très froid, et la troisième vue de ma chambre.

Le temps se gâte (aquarelle 24 x 32)

Mauvais temps sur Réotier (Aquarelle 24 x 32)

La piste des débutants  (Aquarelle 32 x 24)

La chaîne de Belledonne et Turner


Aquarelle : la Chaîne de Belledonne et le Grand Colon (dimensions 30 x 40)

De notre atelier,  au Clos des Capucins, nous voyons les sommets enneigés de Belledonne. Cette chaîne tire son nom du plus haut sommet, les trois Pics de Belledonne.  Le massif  s’étend sur 60 km  de long et 10 km de large entre la vallée de la Romanche au sud et la vallée de l’Arc au nord et comprend trois chaînons principaux, le massif de Belledonne proprement dit (point culminant, les trois pics de Belledonne 2977 m) , le massif des Sept Laux (point culminant le Rocher Blanc 2927 m) et le massif d’Allevard (point culminant le Puy Gris 2908 m).

Au temps de ma jeunesse étudiante, je faisais partie d’un club de montagne, le GUM (Grenoble Université Montagne) et ai ainsi parcouru à ski ou à pied une bonne partie de la chaîne qui domine Grenoble. La ballade la plus « bavante » pour moi est dans mes souvenirs le Rocher Blanc en partant de Fond de France par la Combe Madame : 1800 m de dénivelée !

Maintenant, c’est avec mes pinceaux que je parcoure la chaîne. Elle n’est pas facile à rendre, la bougresse, tout en pics pointus, ombres et lumières et ce n’est pas parce que l’on a eu l’honneur de mettre ses pieds ou ses skis sur elle, que l’on regarde le passage des nuages sur le Grand Colon ou sur Chamrousse en permanence que l’on y arrive. Ah !, j’aimerai bien être Turner qui a su si bien rendre la lumière sur les Alpes (A voir absolument au Grand Palais : Turner et ses peintres, ou tout au moins à  écouter, regarder  » un soir au musée » 25/02, 21 h 35, France 5).

Ombres

Ombres et lumière dans la vallée du Cristillan le 13 février 2010 (Aquarelle dimensions 29 x 29)

Il faisait un peu trop froid  samedi dernier pour peindre sur le motif (l’eau gelait instantanément sur le pinceau), si bien que j’ai fait seulement un rapide croquis de ce paysage dans la vallée du Cristillan (Ceillac Hautes-Alpes) des ombres allongées des mélèzes, croquis que j’ai repris en atelier.

Je n’ai pas encore cédé à la mode en cours parmi les aquarellistes de l’association des peintres et artistes meylanais (APAM) qui est de travailler en très mouillé, façon Ewa Karpinska*,  David Chauvin**, Myriam Paslier  et bien d’autres car je trouve cette méthode inadéquate à ce que je fais généralement c’est-à-dire peindre sur le motif. Mais je vais essayer…,  un jour…, où je serais à coté d’un ruisseau.

*Ewa Karpinska « Secrets d’aquarelles». Pratique des Arts Hors-série Aquarelle : DVD vidéo

** David Chauvin « Comment je compose mes natures mortes ». L’Art de L’Aquarelle N°3, p 82-85.