Ouf !!

Aquarelle : 30 x 40

Une semaine un peu chargée informatiquement parlant. Mon blog Wordpress a été contaminé par un cheval de Troie et une erreur 500 est apparue hier.

Heureusement que mon fils était là pour tout remettre en ordre : ce bouquet de fleurs  pour le remercier.

Une journée avec…

Je viens de passer, dans le cadre de notre association et  avec 12 autres aquarellistes, une journée avec Marie-Paule Roc, aquarelliste régionale bien connue des Grenoblois de par ses aquarelles, ses livres (Promenades en Dauphiné, Aquarelles sur le tour du Mont Blanc, Mes vieux villages des Alpes en aquarelles…), ses vidéos et son enseignement. J’étais d’autant plus intéressée par cette journée que je peins régulièrement en montagne. J’ai ainsi appris que les rochers devaient être peints de couleur lumineuse aussi bien au soleil qu’à l’ombre et que l’ombre devait être placée d’un seul coup et à la fin à la fois sur les rochers et sur la neige (aquarelle du Mont Blanc). Quatre sujets furent abordés, le Mont Blanc, la chapelle sur fond de montagne dans la vallée de la Clarée, les arbres se reflétant dans l’eau et les chalets dans la clairière. Pour une raison inconnue, les modèles apparaissent ici en un ordre contraire à celui abordé pendant la journée de stage.

En voici les résultats collectifs

ainsi que  mes résultats

Peindre en montagne en hiver

Ce n’est pas si simple que ça de peindre sur le motif l’hiver en montagne quand on fait de l’aquarelle et que l’eau tend à geler sur le pinceau, le papier ou la palette. En outre, on est mal installé : je suis généralement debout, mon sac à dos posé entre mes skis, la palette en équilibre instable sur le sac, le pot d’eau par terre  et mon carnet d’aquarelles (dimensions 21 x 29,7) et mes pinceaux à la main. Cela demande une certaine souplesse, de la concentration car souvent la palette tombe par terre et si la pente est un peu raide, elle descend, en tournoyant jusqu’au bas de la pente. C’est mieux qu’une luge au point de vue glisse !!. Il  y a quand même un certain intérêt à peindre dans ces conditions car il faut peindre vite : l’eau chargée de pigment gèle instantanément sur le papier sous forme de plaques, les pigments sur le pinceau forment des agglomérats de cristaux colorés qui refusent de s’étendre. A ces difficulté s’ajoute quand il fait beau l’éblouissement du au soleil sur la neige. On ne peut pas peindre sans avoir la vision obscurcie par le port de lunettes de soleil sombres mais efficaces. De ce fait, on ne sait pas très bien ce que l’on peint.  Cela ne fait rien, le résultat est là et je me demande s’il ne vaut pas mieux peindre avec sa mémoire plutôt qu’avec ses yeux.

« Gaston Chaissac – Poète rustique et peintre moderne » – Musée de Grenoble

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Exposition très intéressante, à voir, (revoir) absolument (exposition jusqu’au 31 janvier 2010 au Musée de Grenoble) : plus de 180 œuvres de Chaissac, peintre autodidacte, allant des premiers dessins et gouaches assez enfantins jusqu’aux totems de la maturité, mêlant ses écrits, ses peintures, ses œuvres sur papier kraft, tôles froissées, vieux journaux, vieux paniers, débris de vaisselle, vieilles planches, bout de bois (tout ce qui était récupérable) et ses collages de papier peint.

Bonne Année 2010

C’est l’hiver

C’est l’hiver depuis un jour et pourtant, curieusement, le temps s’est radouci. La semaine dernière les températures frôlaient les -15°C en montagne et il ne faisait pas bon peindre dehors.

Ci-joint deux paysages représentatives de  » mon village  » et de « ma montagne », aquarelles (dimensions 21 x 30) peintes, si l’on peut dire, sur le motif,  la vitre de la fenêtre me séparant du froid ambiant, le premier par temps à la neige, le deuxième, un jour plus tôt,  par temps ensoleillé.

Peindre d’après photos versus peindre sur le motif

Il m’est toujours difficile de peindre d’après photos,  pourtant voici deux aquarelles faites très rapidement : la première représente les gondoles de Venise (21 x 30), la seconde un port méditerranéen (32 x 41). Peut-être le fait d’aller vite crée une spontanéité que je n’aurais pas naturellement.

Je préfère quand même de loin peindre dehors et ces aquarelles faites  fin novembre 2009 dans le Guillestrois, sans doute moins spontanées, car il faut observer longtemps avant de peindre, font plus ressortir mes émotions.

Marché des peintres de la place d’Apvril

Quarante peintres se sont réunis en collectif pour défendre le petit marché des peintres de la place d’Apvril à côté de la place Chavant à Grenoble : horaires 8h 30 à 17 h30 chaque premier samedi du mois, en décembre tous les samedis.

Queyras, Honfleur, Paris

Novembre fut un mois fécond en petits voyages.

Quelques jours dans le Queyras autour du 20 novembre, au moment de l’été indien, (températures oscillant entre 6°C à 9 h et 18°C vers 14 h). Aquarelles de quelques villages montagnards : les Escoyères (vue de Bramousse) et Ceillac.

Trois jours en Normandie avec visite de Honfleur et du jardin des Personnalités (parmi les peintres : Claude Monet, Eugène Boudin, Johan-Barthold Jongkind, Léon Leclerc, Louis-Alexandre Dubourg …). Pour tout savoir sur les peintres de Honfleur un site

Visite éclair à Paris avec quand même deux expos,

Exposition très didactique. Je cite :

« Pour sa troisième saison, la Pinacothèque de Paris s’associe avec le Rijksmuseum d’Amsterdam pour présenter l’une des périodes les plus intéressantes de l’histoire de l’art : le XVIIe siècle hollandais.

L’exposition présente un ensemble exceptionnel de plus de cent trente pièces dont une soixantaine de tableaux, une trentaine d’œuvres graphiques (dessins et aquarelles), une dizaine de gravures ainsi qu’une dizaine d’objets pour illustrer de manière très représentative la période (tapisseries, faïences, miniatures en bois, argenterie et verrerie).

Une génération d’une richesse sans précédent dans l’histoire des arts vit le jour, que l’on retrouvera seulement à Paris à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Des peintres acquirent eux aussi une spécialité dans un domaine très précis: la nature morte ou la vanité avec Willem Claesz Heda et Pieter Claesz; le paysage avec Jan van Goyen, Jacob van Ruysdael ou encore Meindert Hobbema. Jan Steen ou Adriaen van Ostade illustrent la satire villageoise tandis que Gerard ter Borch et Pieter de Hooch s’adonnent à la comédie de mœurs et aux scènes de genre dont font partie les fêtes paysannes. Emanuel de Witte et Pieter Jansz Saenredam se spécialisèrent dans la peinture de monuments, Thomas de Keyser et Frans Hals devinrent les spécialistes du portrait et Paulus Potter celui des animaux.

Doivent être mises à part des individualités comme Vermeer ou Rembrandt qui finalement ne sont pas très représentatifs de cette époque. Ils en sont pourtant devenus les symboles. À la différence des autres artistes, ils s’intéressèrent à plusieurs genres et refusèrent toute spécialisation. Ils demeurèrent l’un et l’autre des modèles absolus, hors du temps et de toute époque, considérés depuis quatre siècles comme les peintres majeurs de l’histoire de l’art.

Cette exposition souhaite avant tout mettre en valeur le rôle singulier de Rembrandt: artiste le plus influent de cette époque. Rembrandt eut une notoriété qui lui conféra un statut très particulier et en fit le modèle de cette période par sa tolérance, sa modernité, son réalisme poétique et sa puissance émotionnelle traduite principalement par son usage de la lumière. Maître du clair-obscur, Rembrandt apporte à ses modèles, simples portraits ou scènes religieuses, une dimension, une densité, une beauté humaine inégalée qui font de lui le précurseur de la modernité, un analyste de l’âme et des consciences avec trois siècles d’avance sur ses contemporains.»

Je dirai pour ma part, que je suis tombée en admiration devant le tableau « Portrait de son fils Titus habillé en moine » (1660)  par Rembrandt, une merveille de simplicité, dans une palette de bruns jaunes, bruns noirs, bruns rouges enchanteresse.

Ce que j’ai trouvé le plus intéressant fut la comparaison de Renoir avec d’autres peintres comme Pablo Picasso, Henri Matisse, Pierre Bonnard, jeunes artistes qui professaient une admiration pour le maître et surtout ses dernières œuvres du début du XX ième siècle.

Connaître ses pigments : suite

 

Godo me faisait remarquer avec justesse que pour un bon choix de couleur il faut aussi intuition et expérience, ce qui me semblait évident mais qu’il convient de rappeler.

La seconde remarque de Godo concerne la traduction de « staining ». Je le cite :

 » Une question m’a toujours intriguée d’ailleurs c’est la traduction de ‘staining’. Je ressens que ça veut dire « le pouvoir de teinter » dans la mesure où la couleur peut être facilement enlevée du support (papier) ou non « .

Je suis donc remontée aux sources  Voici la traduction approximative de ce qu’écrit Bruce Mc Evoy.

« Afin de connaître le pouvoir de teinter d’un pigment, la procédure suivante doit être appliquée :

Application du pigment dilué à l’eau (1/3) sur le papier.

Séchage complet.

Enlever le pigment du papier en frottant avec un coton humide (5 fois) puis séchage complet.

L’estimation du pouvoir de teinter est donnée par la quantité de peinture (ou par la décoloration) qui reste sur le papier.

Ce pouvoir de teinter est souvent confondu avec la force de teinture du pigment dans les mélanges ce qui est inexact. Le pouvoir de teinter est aussi donné comme un attribut du pigment, ce qui est inexact aussi.

En fait le pouvoir de teinter dépend de multiples facteurs tels les microparticules de colorant et/ou l’attraction électrostatique entre le colorant et les fibres de papier (attributs de colorant), la proportion de dispersant ou d’agent mouillant dans la peinture, le papier même (papiers sans colle, papiers faits avec de la pulpe insuffisamment macérée). Le pouvoir de teinter est intéressant si on utilise le pigment en teinture de fond, puisque la couleur ne bougera pas même si l’on mouille, éponge… Cependant, il peut se redissoudre une fois mouillé en teintant les nouvelles couches de peinture.

L’échelle de pouvoir de teinter va de 0 à 4

4 fortement teintant, teinte indélébile du papier

3 teinte difficile à enlever

2 teinte significative du papier

1 teinte légère

0 aucune tâche, le pigment part complètement. »

Godo a donc raison. Je vais faire un rectificatif dans tous les articles concernant les pigments.