Journal de bord en aquarelle ou le récit de 7 jours en montagne


Passage délicat du col du Lautaret. Aquarelle (24 x32)

Passage délicat du col du Lautaret le samedi 27 février en raison des congères formées par le vent et par le flux des vacanciers. Le col fut ensuite fermé. Croquis rapide pendant l’attente, aquarelle effectuée ensuite en atelier.


Contraste roches neige (Aquarelle 32 x 24)

Montée à la chapelle Clausis au- dessus de Saint Véran le premier mars. A noter, il fait beau. Ce qui m’intéressait était le contraste dureté des rochers, douceur de la neige. Croquis fait sur place, j’avais oublié ma boîte de peinture, aquarelle effectuée en atelier.

Majesté de la montagne : aquarelle (24 x 32)

Montée au Villard au-dessus de Ceillac le 2 mars. Ce que je voulais faire passer comme message était l’écrasement du village   et  la majesté de la montagne. Il faisait beau et très froid, l’eau gelait sur le pinceau : croquis au crayon repris plus tard en atelier.


Jeu d’ombres et de lumière. Aquarelle (24 x 32)

Montée au Villard le 5 mars, temps ensoleillé presque chaud, aquarelle sur place, le jeu d’ombres et de lumière m’ayant attiré.


Ombres et lumière sur Ceillac (Aquarelle 24 x 32)

Ceillac le 6 mars. Peint bien au chaud dans la voiture, température glaciale malgré le soleil. Aquarelle lavée puis reprise ensuite.


Coucher de soleil sur le village (Aquarelle 24 x 32)

Risoul au coucher du soleil le 6 mars. Vue de ma chambre. Aquarelle reprise au pastel.

Ceillac le 7 mars, le temps se gâte et pourtant le lendemain il faisait très beau.

Deux aquarelles peintes de la voiture : temps très froid, et la troisième vue de ma chambre.

Le temps se gâte (aquarelle 24 x 32)

Mauvais temps sur Réotier (Aquarelle 24 x 32)

La piste des débutants  (Aquarelle 32 x 24)

La chaîne de Belledonne et Turner


Aquarelle : la Chaîne de Belledonne et le Grand Colon (dimensions 30 x 40)

De notre atelier,  au Clos des Capucins, nous voyons les sommets enneigés de Belledonne. Cette chaîne tire son nom du plus haut sommet, les trois Pics de Belledonne.  Le massif  s’étend sur 60 km  de long et 10 km de large entre la vallée de la Romanche au sud et la vallée de l’Arc au nord et comprend trois chaînons principaux, le massif de Belledonne proprement dit (point culminant, les trois pics de Belledonne 2977 m) , le massif des Sept Laux (point culminant le Rocher Blanc 2927 m) et le massif d’Allevard (point culminant le Puy Gris 2908 m).

Au temps de ma jeunesse étudiante, je faisais partie d’un club de montagne, le GUM (Grenoble Université Montagne) et ai ainsi parcouru à ski ou à pied une bonne partie de la chaîne qui domine Grenoble. La ballade la plus « bavante » pour moi est dans mes souvenirs le Rocher Blanc en partant de Fond de France par la Combe Madame : 1800 m de dénivelée !

Maintenant, c’est avec mes pinceaux que je parcoure la chaîne. Elle n’est pas facile à rendre, la bougresse, tout en pics pointus, ombres et lumières et ce n’est pas parce que l’on a eu l’honneur de mettre ses pieds ou ses skis sur elle, que l’on regarde le passage des nuages sur le Grand Colon ou sur Chamrousse en permanence que l’on y arrive. Ah !, j’aimerai bien être Turner qui a su si bien rendre la lumière sur les Alpes (A voir absolument au Grand Palais : Turner et ses peintres, ou tout au moins à  écouter, regarder  » un soir au musée » 25/02, 21 h 35, France 5).

Exposition : la Société des Amis des Arts de Grenoble

Une foule nombreuse se pressait hier dans l’ancien musée de peinture  de la ville de Grenoble pour le vernissage de deux expositions, le salon annuel de l’ACMAD (Association pour la Création d’un Musée des Artistes Dauphinois) et le 87ème salon de la société des Amis des Arts de Grenoble (SADAG) : invité d’honneur  Claude Favard-Bonnot.

188 œuvres de 70 artistes (dont j’étais sous le numéro 68) sont exposées dans le cadre de La SADAG, association qui refuse toute sélection contrairement  au « salon des Amis des Arts de Voiron » par exemple. De nombreux prix furent distribués,  la médaille d’argent revenant à notre ami Yves Gusella pour deux beaux nus.

L’exposition est ouverte au public du 17 février au 1° mars 2010 tous les jours de 14 h à 18 h sauf le mardi

C’est en 1850, que la SADAG qui existe depuis 1832 (et même 1667 sous le nom de l’Académie de peinture de Grenoble) décerne pour la première fois des médailles aux meilleurs concurrents. Lesquels concurrents viennent de toute la région, y compris de Lyon, puis de beaucoup plus loin, de Paris, quand le rail arrive à Grenoble (1859). Des peintres célèbres comme Corot, Courbet, Jongkind, Monnet, Pissaro… et des sculpteurs tels Doré et Rodin y ont exposé à côté de peintres locaux tels  Achard, Apvril, Calès, Flandrin… Jusqu’à 1022 œuvres sont exposées (en 1909) puis la SADAG décline à partir de 1913, des querelles éclatant entre artistes (les vrais et les tâcherons), les subventions publiques se raréfient, le salon quitte le musée et erre de salle en salle. Ce n’est que depuis l’ouverture du musée de Grenoble que le salon retrouve son ancienne destination.

Références

  • Bulletins de l’Académie delphinale, 1991
  • Deux cents ans de peinture dauphinoise, 2e éd., par Maurice Wantellet.
  • http://amisdesartsgrenoble.free.fr/histor.htm

Ombres

Ombres et lumière dans la vallée du Cristillan le 13 février 2010 (Aquarelle dimensions 29 x 29)

Il faisait un peu trop froid  samedi dernier pour peindre sur le motif (l’eau gelait instantanément sur le pinceau), si bien que j’ai fait seulement un rapide croquis de ce paysage dans la vallée du Cristillan (Ceillac Hautes-Alpes) des ombres allongées des mélèzes, croquis que j’ai repris en atelier.

Je n’ai pas encore cédé à la mode en cours parmi les aquarellistes de l’association des peintres et artistes meylanais (APAM) qui est de travailler en très mouillé, façon Ewa Karpinska*,  David Chauvin**, Myriam Paslier  et bien d’autres car je trouve cette méthode inadéquate à ce que je fais généralement c’est-à-dire peindre sur le motif. Mais je vais essayer…,  un jour…, où je serais à coté d’un ruisseau.

*Ewa Karpinska « Secrets d’aquarelles». Pratique des Arts Hors-série Aquarelle : DVD vidéo

** David Chauvin « Comment je compose mes natures mortes ». L’Art de L’Aquarelle N°3, p 82-85.

Ouf !!

Aquarelle : 30 x 40

Une semaine un peu chargée informatiquement parlant. Mon blog Wordpress a été contaminé par un cheval de Troie et une erreur 500 est apparue hier.

Heureusement que mon fils était là pour tout remettre en ordre : ce bouquet de fleurs  pour le remercier.

Une journée avec…

Je viens de passer, dans le cadre de notre association et  avec 12 autres aquarellistes, une journée avec Marie-Paule Roc, aquarelliste régionale bien connue des Grenoblois de par ses aquarelles, ses livres (Promenades en Dauphiné, Aquarelles sur le tour du Mont Blanc, Mes vieux villages des Alpes en aquarelles…), ses vidéos et son enseignement. J’étais d’autant plus intéressée par cette journée que je peins régulièrement en montagne. J’ai ainsi appris que les rochers devaient être peints de couleur lumineuse aussi bien au soleil qu’à l’ombre et que l’ombre devait être placée d’un seul coup et à la fin à la fois sur les rochers et sur la neige (aquarelle du Mont Blanc). Quatre sujets furent abordés, le Mont Blanc, la chapelle sur fond de montagne dans la vallée de la Clarée, les arbres se reflétant dans l’eau et les chalets dans la clairière. Pour une raison inconnue, les modèles apparaissent ici en un ordre contraire à celui abordé pendant la journée de stage.

En voici les résultats collectifs

ainsi que  mes résultats

Peindre en montagne en hiver

Ce n’est pas si simple que ça de peindre sur le motif l’hiver en montagne quand on fait de l’aquarelle et que l’eau tend à geler sur le pinceau, le papier ou la palette. En outre, on est mal installé : je suis généralement debout, mon sac à dos posé entre mes skis, la palette en équilibre instable sur le sac, le pot d’eau par terre  et mon carnet d’aquarelles (dimensions 21 x 29,7) et mes pinceaux à la main. Cela demande une certaine souplesse, de la concentration car souvent la palette tombe par terre et si la pente est un peu raide, elle descend, en tournoyant jusqu’au bas de la pente. C’est mieux qu’une luge au point de vue glisse !!. Il  y a quand même un certain intérêt à peindre dans ces conditions car il faut peindre vite : l’eau chargée de pigment gèle instantanément sur le papier sous forme de plaques, les pigments sur le pinceau forment des agglomérats de cristaux colorés qui refusent de s’étendre. A ces difficulté s’ajoute quand il fait beau l’éblouissement du au soleil sur la neige. On ne peut pas peindre sans avoir la vision obscurcie par le port de lunettes de soleil sombres mais efficaces. De ce fait, on ne sait pas très bien ce que l’on peint.  Cela ne fait rien, le résultat est là et je me demande s’il ne vaut pas mieux peindre avec sa mémoire plutôt qu’avec ses yeux.

« Gaston Chaissac – Poète rustique et peintre moderne » – Musée de Grenoble

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Exposition très intéressante, à voir, (revoir) absolument (exposition jusqu’au 31 janvier 2010 au Musée de Grenoble) : plus de 180 œuvres de Chaissac, peintre autodidacte, allant des premiers dessins et gouaches assez enfantins jusqu’aux totems de la maturité, mêlant ses écrits, ses peintures, ses œuvres sur papier kraft, tôles froissées, vieux journaux, vieux paniers, débris de vaisselle, vieilles planches, bout de bois (tout ce qui était récupérable) et ses collages de papier peint.

Bonne Année 2010

C’est l’hiver

C’est l’hiver depuis un jour et pourtant, curieusement, le temps s’est radouci. La semaine dernière les températures frôlaient les -15°C en montagne et il ne faisait pas bon peindre dehors.

Ci-joint deux paysages représentatives de  » mon village  » et de « ma montagne », aquarelles (dimensions 21 x 30) peintes, si l’on peut dire, sur le motif,  la vitre de la fenêtre me séparant du froid ambiant, le premier par temps à la neige, le deuxième, un jour plus tôt,  par temps ensoleillé.